Derrière la publication officielle du décret électoral se cache une réalité institutionnelle plus troublante. Des sources proches du Conseil électoral provisoire indiquent que le texte publié au Moniteur ne correspond pas entièrement à celui validé par le CEP. Le Conseil présidentiel de transition aurait introduit plusieurs modifications majeures sans accord formel.
La plus sensible concerne l’exclusion des candidats sanctionnés par le Conseil de sécurité de l’ONU, une disposition absente du projet initial. Pour le CEP, cette orientation soulève des interrogations juridiques et politiques, dans un contexte national déjà fragilisé par le manque de confiance envers les institutions.
Autre point marquant : la décision de créer dix centres de tabulation régionaux. Présentée comme une amélioration technique, elle soulève néanmoins des enjeux de financement et de capacité opérationnelle. Ces ajustements, bien que discutés de manière informelle, n’avaient jamais été entérinés par l’organe électoral.
Le calendrier électoral, maintenu malgré ces tensions, prévoit un premier tour en août 2026. Reste une question fondamentale : peut-on organiser des élections crédibles lorsque les règles sont modifiées sans consensus institutionnel clair ?
